Les Tribulations d'une famille sur les routes de la soie” /> User-agent: Googlebot allow: /

15 octobre, 2007

Au pays des Dong

Notre voyage se poursuit aux confins du sud-est de la province du Guizhou, où peu à peu les villages Miao cèdent la place à la minorité Dong.

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place au riz


Zhaoxing


Zhaoxing

Les Dong ne sont pas dingues ! Au contraire, ils sont réputés pour leurs superbes ouvrages en bois, tels que leurs tours de tambour et leurs ponts.



tour ronde

Zhaoxing, situé à l’extrême sud de la région est un village Dong traditionnel animé, comptant cinq tours du tambour représentant les cinq familles ancestrales. Un tambour de bronze permettait autrefois aux populations éparpillées et en fuite de se retrouver, il symbolise aussi le lieu de repos des âmes des ancêtres.

maisons en bois de Zhaoxing
petits Dong

Le village, construit sur les berges de deux torrents qui se rejoignent, se caractérise par son agencement plus aéré, avec de nombreuses petites esplanades où se tiennent des théâtres et des tours rondes. Si les restaurants et auberges commencent à fleurir ici et là, le village n’en conserve pas moins une ambiance locale hors du temps.

Maisons traditionnelles ----petit matin Dong

C’est la période du séchage du riz que l’on étale, un peu partout, sur les berges, les places, et au-dessus des bassins.


maison en bois


En même temps que le piment rouge et le maïs, de longues bandes de tissus teints en indigo sèchent au soleil sur les balcons. Cette teinture bleue est obtenue à partir des feuilles de l’indigotier, que l’on trempe dans l’eau et que l’on laisse fermenter. Il en résulte une teinture plus ou moins bleu-pourpre. Des adjuvants sont parfois rajoutés afin de rendre des nuances et de tisser leurs costumes colorés.

piment rouge

Chengyang


Changement de province, mais toujours dans le pays Dong, nous arrivons au Guangxi au village de Chengyang. Contrairement à la province du Guizhou où les visites de villages sont gratuites, l’entrée de celui-ci est payante.


tour du tambour


Chengyang est blotti dans un méandre de la rivière, entouré de rizières irriguées grâce à de grandes norias (des roues entraînées par le courant). Le pont est la principale attraction de ce village. Long de 78 m il est considéré par les Dong comme le plus bel ouvrage de ce type, chef-d’œuvre d’architecture en bois construit sans rivets ni mortier. Ces ponts-galeries en bois, fréquents dans la région, sont communément appelés «pont du vent et de la pluie». Ils servent en effet à abriter les passants des intempéries, mais ils fournissent aussi aux habitants, un lieu de rencontre idéal, notamment aux garçons et aux jeunes filles.

pont du vent et de la pluie----pont chinois


Grâce aux dons des visiteurs, les ponts peuvent être entrenus et rénovés.

Un Dong sur le toit -

charette dernier cri

Une charrette dernier cri !



Digne Dong


enfants Dong


LIENS INTERNES
portrait chine sud
Au pays des Miao
Villages de Fanpai, Langde, Xijing...

Au pays des Zhuang et des Yao
Les rizières en terrasses de Longji.

Carte touristique du Guizhou
Carte en français et en grand format des principaux sites d'intérêts du Guizhou.
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Tribal textiles
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Site en français sur les ethnies du sud de la Chine. Nombreux liens notamment sur l'actualité culturelle des minorités chinoises en France.

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12 octobre, 2007

Au pays des Miao

Quelque peu engourdis par une année de vie sédentaire, le besoin de traînailler à nouveau sur la route me titillait fortement. L’occasion s’est présentée lorsque deux amis, Yannick et Patrick Sévèque, frères jumeaux, m’ont averti qu’ils allaient vadrouiller pendant plus d‘un mois dans le Sud de la Chine. Je leur ai donc proposé de les accompagner en voiture pendant une semaine dans la région du Guizhou que j’avais déjà visité lors de notre traversée de la Chine à vélo avec Philippe en 1995.

jumeaux voyageurs

Il me fallut deux jours pour parcourir les 600 km de zone montagneuse qui séparaient Yangshuo de notre point de rencontre dans la ville de Kaili. Ce ne fut pas si simple. Le premier jour déjà, j’ai failli m’éparpiller en petits morceaux après avoir roulé par mégarde sur une longue bouteille de gaz utilisée par des soudeurs. L’embouchure de celle-ci se coinça dans le pneu avant droit qui se déchira et entraîna la bouteille dans le bouclier du pare-chocs. Heureusement je n’eus à subir aucune explosion, mais mon pneu, ainsi que la calandre, étaient hors service.


le garagiste agile agit
Le dépannage et les réparations chez le garagiste local furent rapides. Mais ce fut quand même du temps perdu qui s’accumula rapidement lorsqu’au bout de 150 km le goudron se délesta complètement de la chaussée pour laisser place à une piste particulièrement cahoteuse et boursouflée. Ici et là des camions embourbés et des glissements de terrain bloquaient le passage, si bien que ce n’est qu’en pleine nuit, et couvert de poussière, que j’achevais péniblement ma première étape.


route chinoise----chemin de Chine

Le lendemain changement de ton. Bien que le Guizhou soit considéré comme l’une des régions les plus défavorisées du pays, le gouvernement local tente depuis quelques années de développer le tourisme en exploitant les nombreux « sites ethniques » dont elle dispose. Les perspectives touristiques ont encouragé le développement de toutes les activités culturelles liées aux minorités. Les villages ethniques sont désormais considérés comme une richesse nationale capable d’attirer la curiosité des voyageurs et de nouveaux capitaux, améliorant, du même coup et de manière considérable, les infrastructures routières.

peuple des rizieres
C’est donc avec un grand plaisir que je me retrouve en compagnie de Yannick et Patrick. Centenaires à eux deux, les jumeaux alternent depuis trente ans leur vie professionnelle chez Renault et leur passion du voyage. Chaque année ils partent une ou deux fois à l’étranger, la plupart du temps en individuels. C’est leur cinquième voyage en Chine qu’ils avaient déjà parcourue une première fois il y a 25 ans alors que le pays s’ouvrait à peine au tourisme !


Bourgades du bout du monde

Tant bien que mal, nous nous installâmes dans la petite AX fragilisée par le poids de notre trio et de nos bagages (nous avons dû intervenir de manière peu orthodoxe sur la bague d’appui de la roue arrière droite qui continuait à frotter sur le passage de roue). Mais en dépit du mauvais traitement que nous lui avons une nouvelle fois infligé, à l’épreuve elle se révéla toujours aussi vaillante.

photographes sous la pluie
Notre parcours nous amena de village en village, d’abord sous la pluie et dans la brume, ne faisant pas démentir l’adage populaire local qui prétend que dans cette province il n’y a pas trois jours sans pluie. Mais très vite le ciel c’est éclairci, nous dévoilant un paysage magnifique, où les cultures en terrasse s'accrochent en lambeaux effilochés sur les flancs des montagnes, tandis que les plaines sont tâpissées, en cette saison, d'une impressionnante mosaïque de vert et de jaune.


rivière et rizières
Quel contraste avec la modernité aguichante et frénétique de la ville de Kaili. Dans cette région montagneuse, longtemps restée inaccessible, le mode de vie traditionnel est encore très éloigné de la modernisation qui touche le reste du pays. Ici vit une population diverse, composée à 35% de plus de 18 minorités, dont les Miao et les Dong (Sur les 56 minorités répertoriées en Chine).


Miao village
D’un village à l’autre on mesure l’impact perturbateur de ce « tourisme ethnique » lequel, à des degrés divers, a déjà influencé le comportement des habitants. Quelques-uns portent quotidiennement le costume traditionnel que l’on arbore habituellement les jours de fête, tandis que d’autres, sollicités par les touristes pour des photos (les touristes chinois sont bien plus nombreux), réclament de l’argent en échange de poses. En réalité nous-mêmes avons été très peu sollicités en ce sens (hormis dans les rizières de Longji. Voir ci-après.) et l’accueil resta plutôt sincère et sympathique. Car une “folklorisation” trop poussée impose vite ses limites, amenant certains groupes de touristes à se tourner vers d’autres villages locaux plus « authentiques ». La région est vaste, et les villages nombreux, on peut facilement s’y perdre et partir à la découverte de villages encore peu visités.


regarde Miao dans les yeux

En fait chacun y trouve son compte. L’ethnologue Caroline Grillot rapporte que “Les traditions, habituellement reléguées au rang de superstitions, se voient ainsi soudainement promues. Les Miao de Xijiang savent désormais tirer bénéfice de l’intérêt porté à leur fête [et à leur village]. Ils ont compris que la seule voie d’expression identitaire publique qui leur soit accordée dépend de ces concessions… La folklorisation est un mode de représentation peu à peu intégré et qui ne fait pas vraiment réagir la majorité d’entre eux. Le discours identitaire est déjà moins dépendant de l’éducation traditionnelle que des influences extérieures transmises dès l’école, relayées par les médias.” « L’Impact de la folklorisation dans l’expression identitaire. La fête de Guzang chez les Miao de Xijiang », Ateliers, Chiner la Chine

maisons traditionnelles Miao
Ce sont 25 km de piste en lacet, grimpant et s’insinuant avec acharnement dans la brume, qui nous conduisent au nord-est de Kaili, jusqu’à notre premier village. Fanpai est à classer dans la catégorie des bourgades du bout du monde. Pas d’auberges ou de gargottes. Les maisons traditionnelles Miao sont toutes construites en bois sans clous ou rivets. Coiffées de tuiles noires, elles sont posées en équilibre précaire sur pilotis et s’échelonnent à flanc de colline dans un désordre parfait.


chienne chinoise sur un balcon

Égarés dans le dédale d’allées bétonnées, nous seront invités à nous restaurer chez l’un des habitants. L’occasion pour nous de découvrir l’intérieur de ce chalet chinois, et de goûter au plat du jour particulièrement épicé. Le maître de maison s’empressa de nous faire visionner une cassette vidéo de fêtes traditionnelles sur son poste de télévision récent, visiblement flatté de l’intérêt et de la considération que nous lui témoignons. Peu de femmes portent encore le costume ethnique, relégué à sa plus simple expression. Mais la vie semble s'écouler ici de façon immuable, notre présence perturbant à peine le bon déroulement de cette journée ordinaire. Ainsi, un chien sera pendu au pont du village, sommairement sacrifié sous nos yeux en trois coups de barre de fer vigoureux. Le chat Miao miaule, le chien Chinois choc !


Le chat Miao miaule

Changement de programme, après ce village isolé nous découvrons deux importants carrefours du tourisme local. A savoir les villages Miao de Langde et de Xijiang, accessibles depuis peu de temps par de belles routes goudronnées.

village de Langde---- pont de Langde

En fait, l’affluence des touristes ne se fait vraiment sentir que lorsqu’un car affrété par un tour operator débarque sur place. Or nous n'en avons quasiment pas vu, rendant notre promenade plutôt plaisante. Cependant lorsqu’une visite de groupe est organisée au village de Langde, il est d’usage d’assister aux rituels traditionnels d’accueil des hôtes en buvant dans une corne de buffle l’alcool de riz local, servi par des jeunes filles sur les escaliers du village ! Elles peuvent aussi, à l’annonce de l’arrivée de nouveaux visiteurs, se parer de leurs plus beaux costumes et interpréter quelques danses pour leurs hôtes. Ici et là il y a bien quelques artisans qui nous ont proposé des parures d’argent et des bijoux (de longues cornes fixées sur une couronne composée d’un assemblage complexe d’orfèvrerie, de lourds colliers, bracelets...), un artisanat qui fait la renommée des Miao.

rizières rusées
Abstraction faite de ces mises en scènes ponctuelles, calquées sur d'anciennes traditions culturelles, Langde et Xijiang sont deux villages plutôt bien préservés qui méritent le détour, tant pour la qualité architecturale de leurs habitations, que pour l’ambiance sereine qui y règne et la beauté des sites.

les bienveillantesVieux amis Miao

Le village de Xijiang entouré de rizières luxuriantes et de bambous, est considéré, selon la formule consacrée chinoise, comme étant le plus grand village Miao du monde ! Les mille foyers (approximativement 5 000 habitants) possèdent tous un lien de parenté avec les ancêtres fondateurs.


dans la vallée des Miao ----promenade du cochon

Nous avons eu la chance de le visiter un jour de marché. Les marchés, à la fois bigarrés et animés, sont nombreux dans la région. Ils attirent les villageois des hameaux voisins et restent une source de cohésion sociale importante.


Joyeuses femmes à lunettes

Chien de tranché

Canidé en tête... de gondole.

ecole des minorites chinoises

Contrairement à la majorité Han chinoise, les minorités peuvent avoir plusieurs enfants : l’école de Xijiang doit donc être à la hauteur.

Tristes parabolesLa modernité tisse sa toile de fils électriques, reliant poteaux et antennes paraboliques


Sujets Internes :

Au pays des Dongs
Villages de Zhaoxing et de Chengyang.
Les tours des tambours.
Ponts du vent et de la pluie.

Au pays des Zhuang et des Yao
Passage dans la province du Guangxi.
Le pont du vent et de la pluie de Chengyang.
Les rizières en terrasses de Longji.

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femme miao

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15 juin, 2006

Iran

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Pas malheureux de quitter Dogubayazit, ville du bout du monde, ceinturée de parcs remplis de chars d’assaut. Les nuits y sont pleines d’un tumulte indescriptible : hurlements de chiens errants, nuées de corbeaux coassants, entrecoupés par l’écho lointain d’un champ de tir et des plaintes vociférantes des muezzins. (J’ai l’enregistrement sonore !)
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Rétrospectivement ma naïveté et l’amateurisme avec lesquels j’ai abordé notre première tentative pour entrer en Iran me ferait presque rougir de honte. Comme si les quatre ans de mon précédent voyage ne m’avaient rien enseigné en matière de franchissement de frontière. Sans doute trop préoccupé par l’absence des enfants sur mon visa, je fis confiance à des passeurs kurdes pour nous guider à travers les méandres de l’administration douanière turque. De fait, ils furent particulièrement efficaces et les documents appropriés tamponnés avec célérité. Mis en confiance on accepta d’échanger les quelques pièces turcques qui nous restaient ainsi qu’un billet de 100 euros, en me doutant bien que le taux allait être à leur avantage, mais pour leur pseudo-prestation j’étais prêt à y laisser une marge. Finalement notre renvoi d’Iran bouleversa la donne. Ils nous remboursèrent les 100 euros (sur lesquels ont leur en reversa 70 pour nous permettre d’arroser « qui de droit » et de revenir en Turquie ; mais, sans doute s’agit-il là d’une autre arnaque !)

C’est donc sur nos gardes qu’on aborda cette deuxième tentative d’entrée en Iran, qui fut au bout du compte des plus agréables. Ayant accepté et bénéficié, sans contrepartie, de l’aide des mêmes passeurs, on foula enfin le sol iranien. Contre toute attente l’accueil à la douane se révéla courtois et très amical. Toutes les démarches furent prises en charge par une jeune femme, jean noir sous le tchador, qui nous renseigna également sur les attraits touristiques de son pays. Les douaniers, détendus et sans uniforme, purent ainsi, munis de nos passeports et du carnet de passage du véhicule, s’occuper de toutes les formalités administratives. Cela dura à peine une heure. Aucune fouille du véhicule ou de nos affaires, aucun interrogatoire, nous étions libres de rouler sur la bonne terre de la République Islamique...
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Afin d’appréhender calmement ce nouveau pays on s’octroya une pause dans la première ville venue : Maku. Cette ville a ceci d’un peu étrange et d’impressionnant qu’elle est coincée entre les deux parois d’une gorge profonde. C’était vendredi après-midi. Le week-end pour les Iraniens. Boutiques quasiment toutes fermées. Calme plat. Pas même la clameur d’une mosquée !
On se débarrassa vite de cette première impression. Déjà le soir une ribambelle de véhicules investissaient l’asphalte, tandis que les trottoirs étaient noirs de monde. La sieste était terminée. L’Iran bouillonnait comme d’habitude.

L’OR NOIR
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Pour notre première étape jusqu’à Tabriz le principal souci fut de trouver de quoi abreuver notre petite auto, même si celle-ci s’est révélée, jusqu’à présent, peu gourmande (moins de 5 litres au 100). Or le chapelet de Paykan vétustes blanches (les voitures du cru majoritaires) qui tracent les routes, ainsi que toutes les autres (essentiellement des Peugeot 405 et 206 et quelques 2CV antédiluviennes), fonctionnent à l’essence.
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Le diesel, réservé aux camions et aux bus, est servi dans des stations-service spécifiques, lesquelles sont peu nombreuses et essentiellement postées aux abords des grandes villes. Et là, quel bonheur pour un Occidental de faire son plein. La première fois qu’il a fallu payer j’étais complètement perdu avec ma liasse de billets (1 euro = 11 600 rials; les plus gros billets ne dépassant pas deux euros !). Mais non, je ne me trompais pas, je venais de faire un plein de réservoir pour 0,40 euros ! Soit environ 0,016 euro le litre ! (l’essence est à 8 centimes le litre). Même pour un Iranien, l’or noir n’a presque aucune valeur (beaucoup moins cher que l’eau en bouteille), et l’on ne se prive pas pour rouler, rouler et rouler... On m’a d’ailleurs offert un plein complet ! Donc pas de regrets d’avoir gardé notre petite diesel...

LA CONDUITE :
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C’est en arrivant à Tabriz, notre première grande ville iranienne, que l’on mesura à quel point la circulation en Iran y est frénétique et quasiment suicidaire. Les règles sont inexistantes, sauf celle du plus fort. Le conducteur iranien ne se pose pas la question : « Est-ce que j’ai le temps de passer ? », mais « Est-ce que celui qui vient en face a le temps de s’arrêter ? », les piétons et les motards, débouchant de toutes parts et à contresens sont tout aussi inconscients, et se jettent avec la même hargne dans la mêlée. L’un des mots favoris de ma co-pilote Xiao-Lin, c’est « Attention ! ». En Iran cela devient une rengaine, le mantra d’une pauvre maman accrochée à son siège en espérant que sa vie dans l’au-delà sera meilleure !

En vérité, même si les chiffres des accidents routiers en Iran sont importants (+ de 200 000 par an), je constate peu d’accrochage sur notre parcours. La folie se concentre essentiellement dans les agglomérations où, pour cause d’embouteillages permanent, la vitesse est réduite. En rase campagne, compte tenu de la bonne qualité des routes, la conduite paraît bien plus « raisonnable » (Cela n’empêche pas de doubler même si un véhicule arrive en face !). En conclusion, l’Iran est bien placé dans mon palmarès des routes les plus dangereuses au monde, mais à mon sens, encore loin derrière la fureur routière de l’Inde.

Par précaution, bien que cela ne semble pas obligatoire (on ne me l’a pas réclamé à la douane), j’ai souscrit une assurance auto auprès de la principale compagnie iranienne (Iran Insurance). Ma carte verte ne prenant pas en compte ce pays, ni les suivants d’ailleurs. Pour 40 euros, mon véhicule et ses passagers sont couverts pendant 20 jours. De l’utilité d’une telle assurance ou de l’efficacité de remboursement en cas de pépin grave, je n’ose ni l’imaginer, ni l’expérimenter.

En tout état de cause, en entrant dans les bureaux de la compagnie d’assurance, cela m’a permis de découvrir une petite parcelle de la vie bureaucratique iranienne. A huit heures du matin, les employés, en chemise courte sans cravate, assis derrière leur bureau ingurgitent hâtivement leur petit déjeuner : galette de pain agrémenté d’une portion de fromage blanc et d’un verre de thé. Peu de femmes présentes (leur taux d’activité dans le marché du travail est de 11%), mais elles existent, compartimentées dans un coin, non séparées des hommes, elles circulent librement et semblent occuper des postes à responsabilité. Aidé par l’un des employés qui parlait un peu français, mon contrat fut réalisé promptement. L’assurance auto ne semble être qu’une simple formalité « payante », les conditions restrictives étant réduites à leur strict minimum.

FORETS LUXURIANTES ET RIZIERES
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De Tabriz, plutôt que de nous diriger directement à Téhéran, nous quittons les hauts plateaux arides (+ de 1 500 m) pour descendre vers la mer Caspienne située à moins 30 mètres sous le niveau de la mer. Cette région peu fréquentée des touristes rompt avec l’image des déserts associée à l’Iran. On y découvre des rizières, des collines recouvertes de théiers, des forêts luxuriantes, telles qu’on peut en voir en Asie du Sud-Est. Un bon bol d’air de verdure et de réconfort pour Xiao-Lin.

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Le rivage de la mer Caspienne, le plus grand lac salé du monde, se révèle assez quelconque, noirci par les hydrocarbures et les émanations volcaniques sous-marines (mettant en péril l’exploitation du caviar, soit 90% de la production mondiale).
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que sous la pluie et dans les nuages nous découvrons les maisons superposées du village de Masuleh. Celles-ci, accrochées à flanc de montagne, se dressent les unes sur les autres dans un vaste amphithéâtre. (Certains villageois y louent des chambres sommaires, nous resterons la nuit dans l’une d’entre elles).
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Arrivée le 13 Juin à Téhéran, ville tentaculaire et l’une des plus polluées au monde. Nous en profitons pour y faire notre demande de visa pour le prochain pays sur notre liste : Le Turkménistan. Pour savoir si notre demande est acceptée nous devons patienter encore une semaine. Cela nous laisse quelque temps pour aller visiter le centre du pays, et les trésors de la culture iranienne telle que la ville de Kashan,
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avec ses magnifiques maisons de maîtres et son incontournable bazar.
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Puis de faire une petite escapade dans le desert
montagneux à la découverte du vieux village
d’Abyaneh.
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Pour arriver 400 km plus au sud dans la ville d'Ispahan.
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----Qui m'aime me suive....

Joyau de l’ancienne Perse, Ispahan compte parmi les plus belles villes du monde islamique. D’abord l’incontournable et immense Place de l’Imam (2ème plus grande place au monde après Tian an Men) ceinturée de monuments grandioses telle que la fameuse Mosquée de l’Imam, étincelante dans ses délicates faïences bleues; les jardins et les palais; ainsi que les vieux ponts à arches avec leurs maisons de thé installées en contrebas.
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A l’instar de la tour Eiffel ou du Mont Saint-Michel pour la France, la place de l’Imam reste l’attraction touristique phare de l’Iran. Or, nous y constatons une quasi absence de touristes étrangers (3 ou 4 rencontrés depuis 10 jours !). Le matraquage médiatique à l’encontre du pays et de son gouvernement n’incite guère les agences occidentales à promouvoir cette destination pourtant très riche culturellement - et sans dangers apparents. Sans vouloir généraliser on peut quand même dire qu’en dix jours nous n’avons rencontré aucun désagrément avec les forces de l’ordre (très discrètes) ou ressenti de l’animosité de la part des habitants, bien au contraire. En revanche, cette raréfaction engendre une sollicitation particulièrement importante des vendeurs de tapis en mal de clients.
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Ispahan est également réputée pour la qualité de son artisanat : tapis, miniatures sculptées dans les os de chameaux et peints à l’aide d’un poil de chat, articles en cuivre ou argent ciselés, nappes imprimées à la main, marqueterie, carreaux de faïence peints... Les artisans n’hésitant pas à faire étalage de leur art sous le regard curieux des enfants.
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Après une semaine de vagabondage à l’intérieur du pays, nous voilà de retour à Téhéran. La demande pour le visa de transit turkmène nous est accordée. Bien que l’accueil au consulat se fasse à l’extérieur, notre interlocuteur se révèle très aimable et serviable. Les visas sont réalisés dans la journée.

Dés lors il nous reste cinq jours pour parcourir les quelque mille kilomètres jusqu’à la frontière du Turkménistan en passant par la ville sainte de Mashad.
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Mashad est la plus grande ville sainte d’Iran, particulièrement sacrée pour les chiites, puisque c’est ici que l’Imam Reza, descendant direct du prophète, mourut en 817. Premier lieu de pèlerinage du pays elle accueille plus de 12 millions de pèlerins par an. Malheureusement la plupart des monuments du site ne sont pas accessibles aux non-musulmans, et seules les cours intérieures peuvent être visitées par les infidèles (sans appareils photos), avec les restrictions d’usage : Xiao-Lin et Bonnie doivent se vêtir d’un tchador de couleur claire. Accompagnés par une guide du service d’accueil aux étrangers nous avons pu ainsi accéder à l’intérieur et, une fois écarté l’aspect peu orthodoxe d’une foule de pèlerins pressés et fébriles, nous ressentons le profond sentiment religieux des Iraniens. Fébrilité et ferveur religieuse qui n’est pas sans me rappeler celle des pèlerins tibétains se pressant dans le Potala de Lhassa.
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Iran passable
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20 jours en voiture à sillonner l’Iran, ce serait difficile en si peu de temps d’épiloguer sur l’ensemble du pays, je me permettrai donc juste quelques impressions générales : D’abord, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Iran n’a rien d’une société sclérosée, austère ou rétrograde, elle se montre au contraire extrêmement vivante et dynamique, tandis que les Iraniens - à travers ceux que j’ai pu rencontrer - font preuve d’un grand sens de discernement et de curiosité. Les failles de leur société actuelle ne semblent pas leur échapper, et je n’ai ressenti aucune inquiétude dans leur regard, mais plutôt un grand besoin de reconnaissance ; la première question que me posent mes interlocuteurs est de savoir si j’aime l’Iran. Ils ne veulent plus se sentir exclu ou haïs du monde entier : « Non, nous ne sommes pas un peuple de fanatiques barbus hurlants ! » (peu d’hommes portent la barbe et encore moins les femmes). Pas étonnant que certains, se sentant rejetés et affaiblis par la récession économique, trouvent refuge dans un ordre moral et un conservatisme encore plus radical.

Dans les parcs ou dans la rue des grandes villes, il n’est pas rare de voir des jeunes gens se tenir par la main ou se fricoter sur un banc public (pour se bécoter on verra plus tard...). Nos interlocuteurs (ceux rencontrés au hasard et qui n’ont habituellement pas de contact avec les touristes) me sont toujours apparus très cultivés (le taux d’alphabétisation est l’un des plus élevé de la région, les femmes représentant 63% des étudiants admis à l’université). La tenue vestimentaire des hommes est souvent élégante, tandis que celle des femmes, où le tchador est toujours la norme, se « libéralise » quelques peu avec des vestes longues, plus colorées et plus cintrées. (Des petites entorses au règlement (à la charia) comme les Iraniens savent si bien en jouer).
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S’accommodant des règles en vigueur, la population semble avant tout préoccupée de voir son niveau de vie progresser. L’extrémisme religieux existe mais ne transparaît pas au grand jour et s’avère beaucoup moins ostentatoire que dans les pays limitrophes (même en Turquie, sans doute pour contrer une modernité tapageuse, les mosquées sont bien plus nombreuses et l’appel des muezzins plus tonitruants). Certes le portrait de l’Ayatollah Khomeini est partout omniprésent (sur les murs, les billets, les noms des rues...) tout comme les martyrs de la guerre Iran-Irak, un conflit qui a visiblement marqué le pays. Les médias sont sous la tutelle du gouvernement religieux, mais dans les salons des hôtels, les multiples émissions religieuses sont beaucoup moins regardées qu’un obscur match de foot de la Coupe du Monde (et lorsque l’équipe nationale marque un but, c’est toute la rue qui est en ébullition). La ferveur d’une nation qui passe par le foot ! J’ai déjà vu ça ailleurs ! Beaucoup d’Iraniens de la classe moyenne ont accès aux chaînes internationales grâce au satellite, et l’on peut, comme je l’ai constaté personnellement, très facilement se connecter sur Internet dans les cybercafés ou chez soi (les sites pornographiques et antireligieux sont toutefois censurés par les hébergeurs). J’ai même pu établir librement quelques connexions sauvages à distance avec mon propre portable.
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Nous n’avons jamais été ennuyés par la police religieuse. Le seul rappel à l’ordre auquel nous avons eu droit fut lorsque dans le métro nous sommes rentrés par mégarde dans le wagon des femmes. Manu militari il a fallu se retrancher dans le wagon des hommes où d’ailleurs un trio téméraire de jeunes femmes s’étaient aventurées sans que quiconque ne leur en tiennent rigueur.
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Pèle mêle (il resterait beaucoup de choses à dire, mais difficiles à mettre en forme sur un blog) : Contraste avec la nourriture variée et succulente de Turquie, en Iran la cuisine nous est apparue d’une grande monotonie, en dehors des kebabs, des sandwiches, et des platées de riz avec poulet, nous avons eu toutes les peines du monde à tester quelques spécialités. Hormis les fast-food, les restaurants sont peu nombreux et difficiles à trouver car souvent installés au sous-sol. La seule expérience culinaire quelque peu exotique à laquelle nous avons eu droit fut de goûter au kaleh pache, mets pouvant inclure divers abats, dont la tête de mouton, avec l’œil et la cervelle.... le tout agrémenté d’un habituel thé ou d’une bonne bière à la fraise ou au citron (sans alcool !).

Dernière image emblématique avant de quitter l’Iran, celle de ses caravansérails qui jadis jalonnaient la Route de la Soie et que nous verrons défiler régulièrement le long de notre parcours. Cependant, la plupart sont à moitié rongés par le temps et les rigueurs du désert. Quelques-uns ont été restaurés comme celui de Ruban Sharaf, l’un des plus anciens (1128) et des plus importants du pays. Encadré de collines désertiques il se situe à quelques kilomètres de la route qui mène à la frontière turkmène. Sur place il n’y a personne à la ronde, hormis un gardien qui nous ouvre gracieusement les grilles de l’édifice, puis nous accompagne pour une visite guidée. Si l’eau ne coule plus dans le réseau souterrain du caravansérail, en revanche à l’extérieur un distributeur d’eau fraîche récompense les nouveaux caravaniers de ce siècle, les rares voyageurs-touristes égarés, chasseurs de belles images, en route vers la lointaine Asie.
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Rouler en Iran :
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Etat des routes : De très bon à moyen. Les routes principales sont de qualité équivalente à celles de la France, les routes secondaires un peu moins bonnes mais correctes, de nombreuses pistes sillonnent les zones désertiques. Les grandes villes sont en général reliées par des voies express ou des autoroutes gratuites ou peu chères (0,20 euro pour 100 km).
Conduite : difficile surtout dans les villes où elle devient dangereuse (mais au bout de quelques jours on prend le pli et ça devient presque « amusant » !). Klaxon largement utilisé pour préve-nir de son arrivée. Signalétique moyenne (en farsi et caractères latins sur les principaux axes), très difficile de s’orienter dans une grande ville. Circulation très dense en ville et sur les principaux axes. Vitesse plus ou moins respectée. Nombreux contrôles routiers dans les villes (un croisement sur trois est occupé par un policier qui verbalise à tour de bras. Deux d’entre eux tentèrent de nous stopper pour un quelconque motif mais dans la cohue et voyant notre plaque d’immatriculation, ils n’insistèrent pas). Sur les grands axes les contrôles sont également fréquents avec la présence de radars. Stations-service peu nombreuses surtout pour le diesel où elles sont regroupées autour des grandes villes. Stationnement difficile à Téhéran et Mashad mais il existe des parkings souterrains surveillés, compter 2 euros pour une journée complète (jour + nuit). Très nombreux taxis officiels et privés.
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Mise à jour :
" Une nouveauté (à laquelle nous avons échappé) pour les gens motorisés : avoir des plaques iraniennes si votre séjour dépasse 10 jours. Lors du passage de la douane, on vous donne un document qui vous autorise à circuler et qui sera nécessaire lors de l'attribution des plaques. Etant à Tabriz après la Turquie, je me suis fait aider par le "tourist office" et cette procédure n'a pris que la matinée...
vous déposez 50 000 rials (4 euro) sur un compte de la banque Melli vous allez au bureau de la police de la route (la ou on fait passer le permis de conduire) vous faites des photocopies du passeport du visa, du Carnet de Passage, du document de la douane, du reçu du virement... vous passez d'un bureau a l'autre vous faites contrôler le numéro de châssis et de moteur de votre véhicule. vous donnez 300 000 rials (25 euro) au bureau. vous récupérez les plaques après avoir signe 5/6 papiers et mis vos empreintes au moins autant de fois sur les mêmes papiers sachez que vous ne pourrez ramener les plaques en France... sachez aussi que l'on vous donne un petit document (taille passeport) qui correspond a une 'carte grise' et qu’il faut avoir avec soit... ainsi qu'un autre document a fournir lors du passage de la douane (retour). " Dominique, Forum-voyage, le 21.08.2006.
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Quelques prix :
Diesel 0,016 euro/litre, essence 0,08 euro/l ; 1 l d’eau minérale 0,12 euro ; Oranges 0,40 euro le kg. Galette de pain 0,10 euro ; Ticket de métro 0,20 euro ; pas de campings ; Hôtel simple (guest house), chambre triple avec frigo et climatisation : entre 12 et 16 euros (pour un hôtel sans douche et sans climatisation nous avons payé 5 euros). Repas pour 3 pers. (3 plats chauds : kebab riz + salade + boissons) au restaurant : entre 3 et 6 euros. Dans les nombreux sandwicheries compter un peu moins de 1 euro par personne avec boisson.

Taux de change (juin 2006) :
1 euro = entre 11 450 et 11 600 rials (Meilleur taux obtenu à la banque de la douane iranienne ! (- une petite commission). Attention ne pas changer son argent auprès des rabatteurs côté turc, ceux-ci proposent un taux très inférieur : 1 euro pour 7 500 Rials ! ! !)
Mise à jour du cours en temps réel voir : http://www.mataf.net/conversion-IRR.htm

Sortir d'Iran

AMBASSADES ET CONSULATS ETRANGERS EN IRAN
Dernière mise à jour : février 2008

Ambassade de l’Inde de Téhéran
Adresse : 46, Miremad Av. Angle 9ème Str et Dr Beheshti St
Téléphone : 021 875 51035
Email:
www.indianambassy-tehran.com
Ouverture service consulaire : 09h00 - 11h30 16h30-17h30
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 5 jours ouvrables ; RI 370 000

Ambassade du Pakistan de Téhéran
Adresse :
Block n°1, Etemadzadeh Ave. Jamshidabad, Dr. Hossein Fatemi Av.
Téléphone : 021 694 4888
Ouverture service consulaire : 09h30 - 11h30
Jours de fermeture : Jeudi-vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 2 jours ouvrables avec lettre d’introduction de votre ambassade; 35 U$

Ambassade de Georgie de Téhéran
Adresse : Agha Bozorgi St. Fereshti Str.
Téléphone : 021 221 1470
Ouverture service consulaire : 09h30 - 13h30
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 4 jours (40U$) ou 2 jours (60U$).

Ambassade de la République du Tadjikistan de Téhéran
Adresse :
Niyovaron sq., Shahid Zainali av., 3rd st. 10 , Tehran
Téléphone : (98-21) 229 95 84, 280 92 49
E-mail: tajemb-iran@tajikistanir.com
Ouverture service consulaire : 08h30 - 16h00
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : ?

Ambassade de Turquie de Téhéran
Adresse
: P.O.Box: 11365-8758 Chancery: No.314, Ferdowsi Ave.

Téléphone : +98-21-3115299,3118997
Ouverture service consulaire : 09h00 - 13h00
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : Pas besoin de visa pour les ressortissants français



Ambassade d’Afghanistan de Téhéran
Adresse
: Dr. Behesht Av. Angle 4ème St et Pakistan St.
Téléphone : 021 873 5600
Ouverture service consulaire : 9h00-14h00
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : Visa touristique de 30 jours (30U$) obtenu en 2 jours.

Ambassade d’Azerbaïdjan de Téhéran
Adresse : Nader Sq. 15 Goldbarg St. Chizar
Téléphone : 021 233 5197
Ouverture service consulaire : 9h00-12h00
Jours de fermeture : Lundi, mercredi, vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : 1 ou 2 jours avec lettre d’invitation

Ambassade d’Ouzbékistan de Téhéran
Adresse : EP Tehran, Pasdaran Avenue, Nastapan St., 6
Téléphone : (9821) 283-20-71
E-Mail : http://www.iran.mfa.uz/?newlang=eng

Ouverture service consulaire : ?
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Délais d’obtention : ?

Ambassade du Turkménistan de Téhéran
Adresse : Parsdaran Str, Andarzgou Blvd, Vatan Pour Str, Barati Str 5.
Téléphone : +98-21-2542178
Ouverture service consulaire : 9-11 heure
Jours de fermeture : vendredi et samedi; 27 oct fête nationale.
Taxi du centre : IR 40 000
Délais d’obtention : 5 jours ouvrables, pas de lettre d’invitation pour transit seulement.

Consulat général de Turkménistan de Mashad
Adresse
: No.34, Consulgari St., 10 Day Sq.,
Téléphone : +98-51-47066
Ouverture : 8h30-13h30
Jour de fermeture : Vendredi
Délais d’obtention : ?

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http://barulage.over-blog.com/ (blog avec plusieurs liens utiles sur l'Iran, préparation de voyage, cuisine...)
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